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HAUTE-CORSE

Séjour HAUTE-CORSE avec ANCV

Site ‘’ Club BELGODERE – Golfe de Lozari ’’

8 jours – du 15 au 22 juin 2019

Samedi 15 juin 2019

Le premier contact pour le groupe se fait à l’aéroport de Nantes. Notre vol retardé d’une heure nous vaut une arrivée nocturne au Club Belambra de Belgodère (Corse du Nord). Néanmoins l’accueil est chaleureux et malgré l’heure tardive, 23h, un repas chaud nous est servi.

Dimanche 16 juin

Après le voyage de la veille c’est une journée de repos, de découverte du Club et de ses animateurs lors d’un pot de bienvenue en fin de matinée. L’après-midi une promenade guidée nous est proposée afin de visiter le centre, son environnement, et bien sûr sa plage.  En soirée le jeu « Tiercé de la danse » est remporté brillamment par le 22.

Lundi 17 juin

Nous commençons par faire plus ample connaissance avec Pascal notre chauffeur, et Anaïs notre guide, que nous aurons le bonheur d’apprécier durant notre séjour.

Puis départ pour la première journée d’excursion : destination Calvi.
Au programme sa citadelle, dont les premières fortifications datent du 13éme siècle, bâties sur un rocher chauve – CALVUS en latin. Aujourd’hui la roche s’érode et crée des « tallonis » de forme ronde. Les génois s’en emparent en 1238 et la ville restera génoise pendant 500 ans, avec sa devise « civitas Calvi, semper fidélis ». Le commerce du sel est alors florissant. Selon la légende Calvi est aussi l’une (?) des villes natales de Christophe COLOMB, né en 1436. 

Son port de plaisance est dominé par les montagnes aux sommets encore enneigés, notamment le Monte Cinto – 2706m, point culminant de la Corse. Niché au fond du Golfe de Calvi, à l’abri des vents dominants, c’est un refuge pour les bateaux depuis l’antiquité.

Au gré de ses petites ruelles, parfois très pentues, de ses escaliers, nous découvrons la maison GIUBEGA du 18ème siècle. Propriété de son parrain, Napoléon Bonaparte (et sa famille) fuyant Ajaccio, y séjourna en mai – juin 1793. Et quelques pas plus loin nous voici arrivés à la cathédrale Saint Jean Baptiste. L’évêque s’installa à Calvi au 17ème siècle, et il fallut agrandir l’église au gré des disponibilités foncières avant de pouvoir lui donner son statut de cathédrale. Sa forme carrée symbolise la terre et son dôme circulaire, le ciel. Sa « Vierge du Rosaire » est habillée différemment suivant les fêtes religieuses.

Symbole du pouvoir politique en 1492, le Palazzo public jouxte la cathédrale. Aujourd’hui il abrite la caserne Sampierro, fief de la légion étrangère. 

L’heure du déjeuner approchant, nous nous dirigeons vers le port pour déguster quelques spécialités, après avoir remarqué « l’allégorie de la victoire », ornement du grandiose monument aux morts.

Avant de quitter Calvi nous montons admirer la vue magnifique, depuis le promontoire de la Vierge de la Serra.

Puis c’est en empruntant la route sinueuse à flanc de montagne que nous traverserons les villages de Calenzana, Zilia, Montegrosso. Ces villages ont pris de l’importance aux 15ème et 16ème siècles car la population qui fuyait les pirates, s’y réfugiait. A Calenzana deux églises se font face dont l’une est dédiée à Saint Blaise et à Sainte Restitude. Saint Blaise est connu pour son miracle : il a sauvé de l’asphyxie un jeune garçon en lui ôtant une arête de poisson. Sainte Restitude fait l’objet d’un culte enthousiaste et figure sur un tableau. Ses restes reposent dans un sarcophage de marbre du 4ème siècle, situé dans une petite église proche. Anaïs attire notre attention sur l’autel dédié à Sainte Rita, chef d’œuvre de l’art baroque sur le thème du purgatoire. La deuxième église de Calenzana attend notre visite. C’est une église de confrérie dédiée à St ANTOINE Abbé, reclus dans le désert égyptien au 3ème siècle. Les confréries existent depuis le 14ème siècle et sont profondément ancrées dans la tradition corse. C’est un aspect d’identification et culturel très fort. Les confrères sont des hommes dans la tranche d’âge 15/35 ans. Actuellement il existe une cinquantaine de confréries. La croix est chargée des symboles de la crucifixion du Christ. 

Puis nous reprenons les routes sinueuses de La Balagne en passant par les villages de Zilia et Montégrosso. Sur un arrêt en bord de route Anaïs nous fait découvrir la fleur d’immortelle qui donne l’huile essentielle d’Hélycrise réputée pour ses nombreuses propriétés. 

Après le dîner nous assistons à un film commenté très intéressant, sur La Corse.

Mardi 18 juin

La journée débute par une promenade à pied sur des petits sentiers vers la tour génoise distante du centre de deux kilomètres. Ces tours étaient autrefois des tours de guet visant à surveiller le littoral. Après le déjeuner nous partons pour le parc de Saleccia, l’art des jardins au cœur du maquis. Cet espace est occupé depuis la préhistoire. Il a connu son apogée au 19ème siècle, c’était un grand domaine agricole. Un millier d’oliviers y ont été plantés à une époque où La Balagne était le jardin de La Corse. En 1974 un gigantesque incendie ravage la région détruisant la quasi-totalité des oliviers. Après des années de labeur, la regreffe de centaine d’oliviers et la constitution de collections végétales, le parc botanique ouvre ses portes en 2003. Nous y cheminons entre oliviers, cyprès et lauriers roses et découvrons le chêne vert, le lentisque, le pistachier lentisque, l’euphorbe, le ciste à feuille de sauge et le ciste de crête de Montpellier, l’arbousier, le myrte et bien sûr l’immortelle. Le jardin des quatre couleurs, bleu, blanc, rose, et jaune nous accueille pour une halte à l’ombre très appréciée, moment de temps libre dans ce cadre exceptionnel.  Puis nous partons pour L’île Rousse fondée au milieu du XVIII siècle par PAOLI. Le petit train nous emmène sur l’île de la Pietra, un rocher granitique de couleur ocre pour un superbe panorama et sur lequel culmine le phare, haut de 64m. 

Mercredi 19 juin

Nous partons pour le Cap Corse en traversant le désert des Agriates, qui s’étend sur 15000 hectares dont 5500 sont la propriété du Conservatoire du littoral. Beaucoup de bergers chevriers y pratiquent la transhumance. Après un arrêt au col de Vezzo qui culmine à 421m, nous arrivons à St Florent. Niché au creux d’un golfe, le site est occupé depuis la préhistoire. Ce port de pêche créé au milieu du XV siècle est aujourd’hui une destination touristique très prisée. Nous profitons d’un petit temps pour flâner sur les quais, découvrir les petites ruelles, sa cathédrale du XII siècle et la citadelle qui domine le village. Puis nous partons vers Nonza en traversant les vignes du réputé vin corse, l’AOP Patrimonio.  Nous longeons la côte avec ses différentes roches, granit, calcaire, schiste et de très beaux paysages s’offrent à nous au gré de la route. Après les nombreux méandres de la route nous faisons une petite halte à Nonza. Autrefois le village vivait de l’agriculture et particulièrement de la culture du cédrat. Aujourd’hui l’espace est recouvert par le maquis. C’est un charmant petit village perché avec ses toits de lauze et sa plage de sable noir. Dans la petite église baroque dédiée à Sainte Julie, un autel est consacré à Saint Erasme patron des pêcheurs. Une majestueuse tour Paoline carrée domine le village. Nous traversons le hameau de Minerbio. La route est bordée de nombreux mausolées dont un temple dédié à Minerve. En passant à Pinu, Anaïs nous fait remarquer les maisons « d’américains », des corses partis faire fortune en Amérique du Sud et leurs superbes mausolées. Puis nous montons le col de Sainte Lucie qui culmine à 381m et faisons une petite halte auprès de son église.  Et nous redescendons par Piazza et Santa Severa vers la côte, avec une vue sur l’île d’Elbe qui vit aujourd’hui principalement du tourisme généré par le passage de Napoléon BONAPARTE. Après avoir traversé Lavazzina et son sanctuaire de Notre Dame des Grâces nous voici à Bastia en fin de matinée. La ville représente un bassin de vie pour 90 000 personnes avec des activités tournées essentiellement vers la mer. Nous longeons ses ports de plaisance et de commerce qui génère un trafic important de ferrys, en nous dirigeant vers le restaurant pour un repas de spécialités. Au 17ème siècle c’était déjà un centre économique important dans le transport des marchandises. C’était aussi la capitale religieuse de La Corse avec l’église St Jean-Baptiste, la plus grande église de l’île, consacrée en 1666. Le décor s’est modifié au fil du temps et sa peinture en grisaille date du XIX siècle. Anaïs nous fait remarquer les chapelles latérales dédiées aux gens de mer, d’un côté les patrons, de l’autre les pêcheurs, ainsi que la tribune d’orgues originale par sa forme en « nid d’hirondelle ».  En traversant quelques rues nous visitons l’oratoire de la Confrérie de St Roch avec ses trésors du XVIII siècle : le grand retable du maître-autel en marbres polychromes, le superbe orgue italien et la statue processionnelle de St Roch. Puis nous disposons d’un temps libre pour flâner dans les ruelles de la citadelle génoise et son incontournable place St Nicolas. Après cette belle après-midi de découverte Pascal nous ramène au club où nous pouvons après le dîner, comme tous les soirs de la semaine, profiter d’une soirée animée et admirer le coucher du soleil.

Jeudi 20 juin

Après une matinée libre où chacun profite de la plage ou des activités du club, l’après-midi est consacrée à la visite des vieux villages de la haute Balagne. Notre premier arrêt sera Sant’Antonino après avoir traversé Belgodère, Nessa, Féliceta, Muro et Avapessa. Perché en haut d’une colline c’est un village pittoresque avec son architecture médiévale corse, son dédale de ruelles, ses pentes raides et ses passages voutés. Sur la piazza Savelli Spinola nous visitons une petite chapelle privée : la cappella Di Lavasina et au détour d’une ruelle un ancien four. Une petite terrasse en haut du village nous offre une vue à 360° sur La Balagne. Après une dégustation d’un délicieux jus de citron pour les amateurs, nous repartons en direction d’Aregno. La route est bordée d’oliviers et d’amandiers. Une tradition religieuse autour des agrumes se fête par une bénédiction le jour de St Antoine Abbé. Enfin Pigna, un village d’artistes nous attend. Un temps libre nous permet de déambuler dans les petites ruelles fleuries où sont nichés les ateliers des artisans. Dans l’église nous admirons un chemin de croix en galets.  A proximité un ancien enclos à bétail est transformé en amphithéâtre, un lieu très fréquenté pour des concerts et différentes manifestations culturelles. La journée se termine par une dégustation de produits corses à Corbara avant de regagner le club. 

Vendredi 21 juin

Pour notre dernière journée de visite nous partons pour Porto et les calanques de Piana. Nous passons par la réserve de Scandolla, une réserve terrestre et maritime. Le golfe de Girolatta accessible uniquement par des petits sentiers ou par la mer s’offre à nous. Une route sinueuse et escarpée bordée de quelques spécimens d’euphorbe arborescente nous emmène vers le golfe de Porto. Sur le trajet une promenade en mer nous est proposée par Anaïs, nous permettant de découvrir la beauté des paysages côté mer. La base de L’économie de Porto est le tourisme. Dès notre arrivée nous embarquons sur une mer émeraude où se reflètent les falaises rouges. La réserve nous offre les splendides paysages composés de grottes et de failles dans une eau turquoise et une superbe vue sur la tour génoise.  Quelques phoques nous accompagnent et à mi-falaise nous apercevons un nid de balbuzards pêcheurs. Après un déjeuner au bord de l’eau nous partons pour les Calanques de Piana sur une route unique, étroite et sinueuse : d’un côté la falaise, de l’autre un paysage d’immenses roches rouges aux formes extravagantes. Notre chauffeur Pascal nous impressionne par sa dextérité sur ces routes en lacets que nous pouvons qualifier de GR20 des autocars. La circulation de ces derniers est alternée car il leur est impossible de croiser un véhicule sur ces routes étroites. Les voitures font systématiquement marche arrière pour laisser la priorité aux cars. Nous vivons un grand moment lorsque par une erreur d’autorisation nous nous trouvons en face d’un bus à un passage très étroit. Après une discussion entre les deux chauffeurs le car devant nous, repart en marche arrière ainsi que toutes les voitures agglutinées derrière lui… Nous roulons donc très lentement et pouvons apprécier ce site grandiose et ses couleurs inoubliables. Cela nous laisse le temps de trouver des formes à ces rochers comme un ours qui grimpe et même un demi-poulet rôti !!! A un endroit légèrement plus large, Pascal réussit le tour de force de doubler avec beaucoup de précaution, le bus devant nous en avançant presque millimètre par millimètre. Nous l’applaudissons admiratifs de cette prouesse. Et nous quittons le bord de mer pour la montagne en passant par les gorges de Spelunca. La végétation change et nous remarquons davantage de châtaigniers. Nous faisons aussi des rencontres étonnantes sur la route : chèvres, cochons noirs et vaches gambadent librement. Après nos émotions dans les calanques nous faisons une halte au col du Vergio, le plus haut col routier de l’île à 1478m. Nous descendons au milieu des montagnes par des petites routes avec une végétation et des paysages différents vers Albertacce, Calacuccia. Pascal fait une course avec le TGV corse (Train à Grandes Vibrations !) pendant quelques kilomètres, avant d’atteindre Ponte Leccia. Et c’est un retour au club après cette longue journée de visite. 

Samedi 22 juin

Notre séjour se termine. En fin de matinée nous quittons le club pour rejoindre l’aéroport pour notre vol prévu à 15h. Nous atterrissons à Nantes, cette fois sans retard, à 17h30. Les bagages récupérés nous repartons sur nos belles routes bretonnes bien larges, avec de bien belles images en tête.